Chez le sujet sportif une épreuve d’effort cardiaque est recommandée, suivant certaines conditions, en plus de l’examen clinique pratiqué par son médecin. En effet l’auscultation, même associée à un
électrocardiogramme de repos, se montre moins performante qu’une épreuve d’effort cardiaque pour
dépister une anomalie. Un examen biologique peut compléter le bilan, rappelons que la pratique régulière d’un sport d’endurance expose à un risque de carence en fer.
L’épreuve d’effort cardiaque est recommandée à partir de l’âge de 35 ans surtout en cas de facteurs de risque cardio-vasculaire ou de reprise d’une activité sportive soutenue. Avant cet âge elle n’est pas systématique sauf en présence de symptômes, d’antécédents familiaux ou de pratique sportive intense. Elle permet la recherche d’un trouble de la vascularisation du cœur ou un trouble du rythme. L’EE ne garantit pas qu’on n’aura pas un accident cardiaque en sortant de chez le cardiologue mais certaines pathologies auront été écartées.
On peut distinguer 2 types d’épreuve d’effort : l’examen pratiqué dans le cadre médical préventif cité plus haut et l’épreuve réalisée dans un but sportif.
-Dans le premier cas il faut s’adresser à un cardiologue via son médecin traitant. L’examen est maintenant souvent réalisé en position semi-couchée pour effectuer en même temps une échographie du cœur ; la position est inhabituelle pour pédaler et les sensations sont donc différentes.
L’EE est à renouveler tous les 5 ans ou suivant l’avis du cardiologue.
-Pour l’examen à visée sportive il faut s’adresser aux services de médecine du sport et plateaux dédiés aux sports. L’examen est réalisé sur tapis ou vélo avec un masque afin de déterminer la VO2 max et les 2 seuils ventilatoires (aérobie, anaérobie) avec éventuellement dosage des lactates. Les données obtenues permettent de structurer un entraînement pour progresser car pour citer Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent » …A noter que les 2 seuils ventilatoires varient en fonction de l’entraînement, la fatigue etc., ce qui nécessite donc de renouveler dans l’année ce type d’épreuve d’effort.
Dans le cadre d’une épreuve d’effort à visée médicale réalisée au cabinet du cardiologue l’épreuve est arrêtée, s’il n’y a pas avant d’épuisement musculaire, en fonction de la fréquence cardiaque maximale théorique. Cette FMT est donnée par la formule FMT = 220 – l’âge, comme son nom l’indique elle est théorique et ne correspond pas toujours à la réalité, c’est-à-dire que la FC max réelle peut être plus haute ou plus basse. Si la FC max réelle est plus haute, voire beaucoup plus haute, les conditions d’un effort maximal ne sont pas réunies ignorant éventuellement un trouble qui ne se révèle que dans ces conditions. Il est donc préférable de pouvoir aller au maximum de ses possibilités si le cardiologue est d’accord.
Il est bon, quel que soit son âge et son niveau d’entrainement, de respecter quelques mesures simples : écouter les signaux émis par son corps avant qu’il ne crie, surveiller éventuellement sa VFC, s’échauffer et faire un retour au calme (le retour au calme c’est avant le Welcome…). La pire configuration pour quelqu’un qui a une pathologie cardiaque est de débuter sa sortie après un repas conséquent, par une côte et temps froid avec vent de face. Prévenir vaut mieux que guérir.
Yann Le Ny










